Stéphanie des Horts se penche cette fois sur le couple légendaire que forment Sara et Gerald Murphy. Ils incarnent avec panache cette période de l’entre-deux-guerres et de la bohème chic. Pourtant le couple intrigue, enivrant et mystérieux.
C’est un premier roman intense qu’a écrit dans l’urgence Dorothée Caratini. Urgence de dire l’indicible, de raconter le drame qu’elle vient de vivre. Pour pouvoir l’intégrer, pour être mieux comprise et se comprendre elle-même, pour faire face. Pour que ses enfants puissent le lire un jour.
Pour ne pas sombrer alors qu’il jette un regard lucide sur sa vie passée, un professeur d'université à la retraite s’attèle à la reprise d’un travail commencé quelques décennies auparavant : un ouvrage sur la vie du poète américain Robert Willow, amoureux du vieux jazz et émigré en France. Il se prépare dès lors à vivre son grand succès, celui qui le réhabiliterait, mettrait enfin en lumière le sens de son existence. Mais un journaliste met le feu aux poudres en posant une question à la portée écrasante, mettant en route la machine infernale qui va broyer l’homme et son oeuvre.
Claire Keegan, écrivaine irlandaise largement primée, revient sur le triste passé de son pays qui jusqu’en 1998 enfermait les filles mères, les séparant de leurs bébés et les réduisant pratiquement à l’esclavage. Dès le premier paragraphe, elle conquiert son lecteur par la poésie de son écriture.
Un magicien, son assistante et un maître de cérémonie: un trio phénoménal se produisant un été sur la jetée de Brighton. Un monde au bord de la transformation, un temps où le divertissement ne pouvait passer que par la scène, juste avant l’installation du petit écran dans les foyers.
Michel, Camille, Igor et les anciens membres du Club, aujourd’hui dispersés, poursuivent leur quête, révolutionnaires à leur façon. « Le plus important dans la Terre promise, ce n’est pas la terre, c’est la promesse. »
Des amis, nous en avons de toutes les sortes, de toutes les formes et de toutes les couleurs. Certains sont aimables. D'autres, grognons. Certains n'arrêtent pas de bavarder. D'autres aiment qu'on les laisse tranquilles...
Sophie Wouters réalise une très belle prouesse avec ce premier roman, parvenant à faire sonner avec justesse le monde de l’enfance aux prises avec ce monde rural dans lequel l’héroïne ignorait devoir se battre.
Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais.
Les trois cousines encore enfants dans « Etés anglais » sont maintenant à l’aube de l’âge adulte et bien décidées à poursuivre leurs rêves à Londres, loin de la maison familiale du Sussex où elles vivent depuis le commencement de la guerre.
Malgré la menace, la vie se poursuit dans cette grande fresque familiale typiquement anglaise.