Paradis perdus | Éric-Emmanuel Schmitt
Éric-Emmanuel Schmitt fait de Noam le témoin actif des grands bouleversements de l’Histoire en revisitant ses mythes fondateurs. Ici, le héros providentiel sauve les siens du déluge.
Éric-Emmanuel Schmitt fait de Noam le témoin actif des grands bouleversements de l’Histoire en revisitant ses mythes fondateurs. Ici, le héros providentiel sauve les siens du déluge.
Un accord passé entre un négociateur hors pair et une société surpuissante et nébuleuse, concernant le rachat de terrains promis à un projet de protection de la biodiversité. Tous les ingrédients du genre sont présents, mijotant sur fond d’enjeux mondiaux actuels.
Le romancier s’amuse à faire pencher le lecteur d’un côté et de l’autre d’une balance invisible, entre âmes vertueuses et corrompues, entre tolérable et inacceptable. Il sonde l’être humain qui se pose si facilement en juge et malgré sa propre faiblesse, se sert de celle qu’il décèle chez l’autre, quitte à le faire sombrer. Dans le processus, celui qui tourne les pages du livre se retrouve obligé de reconnaître son manque de perspicacité.
La jeune Coumba vient de perdre son mari Bouba dans un naufrage au large de Dakar. La nuit, elle parle aux âmes des victimes de l’accident. Celles-ci s’adressent à elle depuis Sangomar, île inhabitée à l’ouest du Sénégal, au débouché du delta du Saloum. Fatou Diome fonde son roman sur certaines croyances traditionnelles africaines : pour les Sérères, qui composent une importante ethnie du Sénégal, la « pointe de Sangomar » est un lieu de culte, le point de rassemblement des esprits bienveillants des ancêtres.
Nili est une jeune femme née d’un père congolais et d’une mère roumaine. Enceinte de son premier enfant, assise au bord du lac Kivu, elle lui raconte. Son amour inconditionnel, ses origines compliquées. Elle lui raconte parce qu’elle-même ne sait de sa propre mère que ce qu’elle a pu observer. Sa mère qui la battait lorsqu’elle posait la question de l’existence de son père. Qui livrait une bataille contre le corps et voyait l’érudition comme seule échappatoire au destin tracé et dangereux des femmes trop belles.
Anne-Marie est une mère de famille d’origine modeste. Elle et son mari Patrick travaillent depuis toujours pour la même chaîne de magasins. Ils vivent une vie ordinaire, ont eu trois enfants. Il reste de l’amour au sein de ce couple, même si depuis longtemps, les mots tendres ne sont plus prononcés, les gestes sont économisés. Patrick n’est pas bavard, pas du genre démonstratif. Ce matin, c’est le dernier matin. Celui qui verra leur fils cadet prendre son envol.
Anaïs Jeanneret est romancière, actrice et photographe. Dans ce nouveau roman, elle raconte avec brio la brutalité, la bêtise et la haine des anonymes. Ceux, nombreux aujourd’hui, qui à travers les réseaux sociaux condamnent sans limites et sans chercher sinon la vérité, du moins un éclairage.
Alain Vircondelet, à qui l’on doit de nombreuses biographies dont celles de Duras, Camus ou encore Saint-Exupéry, nous emmène cette fois à la découverte de l’histoire de l’un des plus célèbres tableaux du XXème siècle, « Guernica » de Picasso.
Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, écrivain, publie en cette fin d’année un superbe ouvrage reprenant les photos et le récit de son voyage autour du monde. Le livre est constitué de cinq tableaux illustrant le thème de la quête du sacré qui « en fin de compte, se lit plus dans un visage ou un paysage qu’à travers des mots. »
Églantine Éméyé livre avec sincérité et délicatesse cette histoire mi-fable, mi-roman, calquée sur sa double expérience de mère et de membre de famille d’accueil. Pour témoigner, pour expliquer, pour changer les regards, peut-être. On l’aborde avec un sourire attendri, amusé parfois, lorsqu’elle dépeint les situations les plus affolantes avec humour. On s’attache à ce grand enfant voleur de brosses à dents, qui adore le chocolat et son doudou en forme de poule. Ce que l’on retient de cette famille, c’est l’unité et la générosité qui la caractérisent. Et de l’amour, de l’amour, de l’amour.