La carte postale | Anne Berest
Anne Berest part à la recherche de ses propres origines dans ce roman qui remet le lecteur face aux atrocités de la Shoah.
Anne Berest part à la recherche de ses propres origines dans ce roman qui remet le lecteur face aux atrocités de la Shoah.
Sorj Chalandon poursuit inlassablement sa quête du père à travers ce roman qui sonne comme un point final, un dénouement pour cet homme qui aurait pu tout entendre et peut-être pardonner si son père lui avait seulement parlé.
Florent Oiseau publie son quatrième roman, sans doute le plus abouti. Il y brosse le portrait d’un perdant magnifique, observateur invétéré du petit univers qui l’entoure.
Stéphanie des Horts se penche cette fois sur le couple légendaire que forment Sara et Gerald Murphy. Ils incarnent avec panache cette période de l’entre-deux-guerres et de la bohème chic. Pourtant le couple intrigue, enivrant et mystérieux.
C’est un premier roman intense qu’a écrit dans l’urgence Dorothée Caratini. Urgence de dire l’indicible, de raconter le drame qu’elle vient de vivre. Pour pouvoir l’intégrer, pour être mieux comprise et se comprendre elle-même, pour faire face. Pour que ses enfants puissent le lire un jour.
Pour ne pas sombrer alors qu’il jette un regard lucide sur sa vie passée, un professeur d'université à la retraite s’attèle à la reprise d’un travail commencé quelques décennies auparavant : un ouvrage sur la vie du poète américain Robert Willow, amoureux du vieux jazz et émigré en France. Il se prépare dès lors à vivre son grand succès, celui qui le réhabiliterait, mettrait enfin en lumière le sens de son existence. Mais un journaliste met le feu aux poudres en posant une question à la portée écrasante, mettant en route la machine infernale qui va broyer l’homme et son oeuvre.
Michel, Camille, Igor et les anciens membres du Club, aujourd’hui dispersés, poursuivent leur quête, révolutionnaires à leur façon. « Le plus important dans la Terre promise, ce n’est pas la terre, c’est la promesse. »
Sophie Wouters réalise une très belle prouesse avec ce premier roman, parvenant à faire sonner avec justesse le monde de l’enfance aux prises avec ce monde rural dans lequel l’héroïne ignorait devoir se battre.
Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais.
Liv Maria Christensen est une jeune fille élevée dans l’amour de parents franco-norvégiens. Elle vit une vie d’insulaire, innocente et protégée. Pourtant, un jour victime d’une agression sexuelle, elle voit sa vie se transformer brutalement. Ses parents lui imposent l’éloignement comme seul remède et seul moyen de la (de les ?) protéger. Exilée à Berlin, elle fait la rencontre qui déterminera le reste de son existence.