Grand Loup vit une existence tranquille sous son grand arbre. Un jour, il voit au loin un Petit Loup venir vers lui. Inquiet, il se demande si ce Petit Loup pourrait être plus grand que lui. Mais non, Petit Loup est vraiment petit. Rassuré, il le laisse approcher.
Anne-Marie est une mère de famille d’origine modeste. Elle et son mari Patrick travaillent depuis toujours pour la même chaîne de magasins. Ils vivent une vie ordinaire, ont eu trois enfants. Il reste de l’amour au sein de ce couple, même si depuis longtemps, les mots tendres ne sont plus prononcés, les gestes sont économisés. Patrick n’est pas bavard, pas du genre démonstratif. Ce matin, c’est le dernier matin. Celui qui verra leur fils cadet prendre son envol.
« Nickel Boys » est une histoire forte basée sur un fait véridique : la découverte macabre faite en 2013 de corps enterrés dans le bois adjacent à une école disciplinaire de Floride. Pour ce récit édifiant imaginé sur fond du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, Colson Whitehead reçoit pour la deuxième fois le prestigieux prix Pulitzer.
Anaïs Jeanneret est romancière, actrice et photographe. Dans ce nouveau roman, elle raconte avec brio la brutalité, la bêtise et la haine des anonymes. Ceux, nombreux aujourd’hui, qui à travers les réseaux sociaux condamnent sans limites et sans chercher sinon la vérité, du moins un éclairage.
Alain Vircondelet, à qui l’on doit de nombreuses biographies dont celles de Duras, Camus ou encore Saint-Exupéry, nous emmène cette fois à la découverte de l’histoire de l’un des plus célèbres tableaux du XXème siècle, « Guernica » de Picasso.
Délicieuse découverte que ce petit livre vert. Olga Togarczuk, romancière polonaise lauréate du Prix Nobel, dévoile avec une apparente simplicité ce conte philosophique se déroulant au 17ème siècle, prétexte à soulever des questions toujours pertinentes quatre cents ans plus tard.
Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, écrivain, publie en cette fin d’année un superbe ouvrage reprenant les photos et le récit de son voyage autour du monde. Le livre est constitué de cinq tableaux illustrant le thème de la quête du sacré qui « en fin de compte, se lit plus dans un visage ou un paysage qu’à travers des mots. »
Églantine Éméyé livre avec sincérité et délicatesse cette histoire mi-fable, mi-roman, calquée sur sa double expérience de mère et de membre de famille d’accueil. Pour témoigner, pour expliquer, pour changer les regards, peut-être. On l’aborde avec un sourire attendri, amusé parfois, lorsqu’elle dépeint les situations les plus affolantes avec humour. On s’attache à ce grand enfant voleur de brosses à dents, qui adore le chocolat et son doudou en forme de poule. Ce que l’on retient de cette famille, c’est l’unité et la générosité qui la caractérisent. Et de l’amour, de l’amour, de l’amour.
Une vallée, une rivière aux reflets argentés, un barrage surplombé par un viaduc ferroviaire, une centrale électrique. Tel est le décor métallique du roman de Franck Bouysse « Buveurs de vent ». L’entièreté de la population de la vallée et de la petite ville qui s’est assemblée en amont est asservie par un leader auto-proclamé, monstrueuse figure d’autorité. Dès les premières lignes, le ton est donné : la soumission est la règle et cet univers accablant n’offre aucune possibilité de résilience, ni de rédemption.
Ce brillant premier roman de Maylis Adhémar est une plongée édifiante dans la bourgeoisie catholique ultra-traditionnaliste. L'auteur décrit cette communauté fondamentaliste catholique d’extrême-droite sans concessions, mais ne laisse pas de place à l’amalgame : ce n’est pas la religion catholique qui est visée, mais bien l’extrémisme. L’écriture est précise, le personnage de Sixtine attachant.